NOMAN’S LAND

C’est lors d’un week-end qu’Atm et moi-même (Wouane) sommes partis explorer de nouveaux spots repérés quelques semaines plus tôt dans l’optique d’aller peindre ou « proder » comme on dit chez nous.
Le premier spot est une ancienne usine de pièces mécanique et électronique. De nombreux objets témoins de cette activité étaient encore présents ! Une véritable mine d’or !

Malheureusement notre visite fût vite écourtée par un homme qui nous interpelle en disant qu’il va appeler la police… Nous ne prenons aucun risque et nous nous décidons de sortir lorsque l’individu commence à réellement joindre la police… Une fois dehors on aperçoit effectivement une voiture se diriger vers l’entrée de l’usine… Manque de chance, pas le temps de faire quoi que ce soit.

Le deuxième spot donne sur la route, un ancien entrepôt complètement recouvert de graffitis. Les murs et le grand portail métallique de plus de deux mètres de haut nous empêchant d’escalader, nous nous glissons par l’étroit passage entre le portail et le bitume. A l’intérieur de nombreux graffitis, des noms connus, des fresques, pour notre plus grand plaisir. Après une petite demi-heure on finit par tomber nez à nez avec des sdf revenant sur ce qui semblait être « leur chez eux ».
On nous prend pour une équipe de police (le comble!). L’un deux semble bien énervé, l’autre plus posé comprend que nous sommes ici que pour « peindre » mais cela n’aura pas suffit à nous convaincre de rester. Pas de chance… frustrés on se retrouve en fin d’après-midi sans rien avoir peint..

Triste bilan… Presque démotivés nous décidons d’aller dans un terrain vague le long de la Seine, que j’avais repéré en voiture.

C’est notre dernière chance, ni une ni deux, nous nous garons, nous passons par un petit passage menant tout droit au terrain puis une odeur nauséabonde envahit le lieu. Des amas de déchets jonchent le sol. Le muret de pierre étant sale et déjà recouvert de vieux graffitis, nous décidons d’utiliser la matière présente pour fabriquer notre propre support mural.

Fidèle à notre improvisation légendaire nous nous munissons chacun d’un gant de l’unique paire que nous ayons : l’un est droitier l’autre gaucher : PARFAIT ! Let’s go !
C’est donc sous l’A86 accompagnés de l’odeur de la Seine, que nous réalisons cette peinture / installation en une petite heure. Paris-Plage presque… Satisfaits malgré tout, d’avoir pu peindre après tout ces multiples rebondissements !

Été 2013 / Summer 2013